****** Tourbillon Symphonique ****** Galerie Textuelle Sans Thème.

 ******  Tourbillon Symphonique ******   Galerie Textuelle Sans Thème.
J'ai le vent qui vient fouetter mes joues. Le soleil qui vient faire briller mes yeux. Et ces nuages qui se dissipent, peu à peu, laissant apercevoir l'azur du ciel, et ses astres, ses astres qui illuminent toutes ces choses à côté desquelles j'étais passé. J'ai le myocarde qui cogne, le sang battant dans mes tempes. J'entends mon c½ur battre dans mes tympans. Et ça résonne, résonne ! Si fort. Je me sens vivante. Je me sais en vie. Je l'entends. Je le sens jusque dans la moelle de mes os. J'ai les sens aiguisés, maîtres de mon âme jusqu'au bout des phalanges. Mon esprit galope au gré de mes idées, au gré des mots qui s'entrechoquent, au gré des sourires que j'adresse à la vie. Je m'électrise de ces nouvelles sensations qui m'ensorcellent, de ces sentiments nouveaux et inconnus qui m'habitent et me possèdent. La vie est multicolore. Un tourbillon de nuances qui rendent chaque moment plus beau.
Apollinaire avait raison, il était grand temps de rallumer les étoiles. Depuis, la clarté incendie mon visage.

Texte par moi. ©

# Posté le samedi 26 septembre 2009 11:26

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 15:34

" Les mots comptent. Les mots construisent et détruisent. Les mots restent. " Douglas Kennedy

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# Posté le lundi 26 octobre 2009 09:41

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 12:06

Parlons littérature.

Parlons littérature. ♪
La littérature, personnellement, c'est mon paradis. Les mots sont mon exutoire. Je lis depuis toute petite. Mes parents m'ont offert mon premier livre quand j'avais six ans. Je l'ai lu et relu, mais je suis incapable de vous dire quel était son titre, je sais que ça parlait d'une ferme (lol). Puis, quelques temps plus tard, j'ai reçu Les Malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur. Je le vois encore aujourd'hui sur mon étagère, tout usé parce que je l'ai lu un nombre de fois incalculable. Au fil des années, j'ai complété ma collection. J'admirais la Comtesse de Ségur et ses écrits, et je me souviens que je voulais écrire comme elle. J'avais neuf ans. Je rêvais de mots. Et puis à 11 ans, j'ai commencé à écrire, des ébauches de textes, des futilités, j'en ai fait ma manière d'exorciser -mots pour maux-. Je me plongeai dans des tas de romans, m'échappant de la réalité grâce aux mots. Et je vivais. J'ai découvert L'Herbe Bleue à 13 ans. Ce livre aussi est bien abîmé. Je ne saurais toujours pas l'expliquer, mais ce journal fait partie de mes favoris. Il transpire de tant de choses, de tant d'émotions qui, pendant ma lecture, aurait pu être les miennes. Et puis, au lycée, on m'a demandé d'écrire un petit récit : un plaisir fou. J'ai jamais pu m'arrêter depuis. Je suis allé en filière littéraire, et je me retrouve aujourd'hui en fac de Lettres Modernes. Et je suis plus épanouie que jamais. Je vis pour les mots.
Je les ingurgites goulûment.


***** Quelques oeuvres que je chérie. *****


Capitale de la Douleur, Paul Eluard. Les Fleurs du Mal, Baudelaire. Alcools, Apollinaire. Le Songe d'une nuit d'été, Shakespeare. Orgueil et préjugés, Jane Austen. Antigone, Jean Anouilh. Journal, Anne Frank. Médée, Euripide. [...]


***** Quelques romans contemporains que j'adore. *****


Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, Mathias Malzieu. Fascination, Tentation, Hésitation & Révélation, Stephenie Meyer. Si je reste, Gayle Forman. J'étais derrière toi, Nicolas Fargues. Et si c'était vrai, Marc Levy. Ensemble c'est tout, Anna Gavalda. Les Ames Vagabondes, Stephenie Meyer. Sauve moi, Guillaume Musso. L'amour dure trois ans, Frédéric Beigbeder. Geisha, Arthur Golden. La mécanique du coeur, Mathias Malzieu. [...]

[...] = à compléter =)


****** Et Vous ?! ******

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 10:36

Modifié le mercredi 28 octobre 2009 11:14

Malédiction des Loups

  Malédiction des Loups


Par une nuit où l'ombre régnait
Où le brouillard partout s'insinuait
Tel un voile de mystère impénétrable
Le chant des loups a retentit, admirable

Mélopée aux notes envoûtantes,
Le fantôme de ce son d'illusion, encore me hante,
Comme par cette nuit où le seul éclat de tes yeux
M'a enflammé comme autant de brûlants feux...

Toi fier guerrier des Temps Obscurs
Toi qui m'as ensorcelé par la magie de ce simple regard,
Quand bien même trouverais-je la mort sous ces cieux d'un noir pur
Sache que toujours tu resteras gravé dans ma mémoire...

A jamais je penserais à toi
Par de là la mort, par de là les mirages,
Loup à la soif de liberté inimaginable,
Souvenir de toi insaisissable, pour l'éternité, tu seras en moi...




Je n'aurais pas pu commencer cette galerie avec un plus joli poème ! Merci à
_______________Malédiction des Loups.

# Posté le lundi 26 octobre 2009 12:56

Malédiction des Loups #2

   Malédiction des Loups  #2
________Note de l'auteur

Depuis que j'étais en âge de former mes premières phrases, au c½ur de ma plus tendre enfance, un étrange songe, réminiscence d'une possible vie antérieure, hantait mes rêves, tel un étrange spectre de mystère...
Je souhaiterais vous raconter d'ailleurs une anecdote à ce sujet, aux allures de mensonge pourtant vérité... Mon rêve. Rêve de toujours et d'un jour... Ou plutôt d'une nuit...



« Comme tous les soirs, je contemplais la Lune, mystique astre à la fantomatique lueur d'argent, qui éclairait doucement le champ, le transformant en une mer d'herbes mouvantes à la couleur de saphir. De petites ondulations parcouraient les jeunes pousses de blés, telles des vagues sur un océan agité.
Une étrange plainte lancinante s'élevait du ch½ur des arbres, qui dansaient souplement dans le vent soufflant fortement par cette nuit sombre où le brouillard lentement recouvrait les lieux, leur conférant une allure mystérieuse.

Ô, qu'aurais-je donné pour pouvoir m'envoler, survoler cet endroit ! Qu'aurais-je donné pour posséder une paire d'ailes au doux duvet blanc, tel un ange... !
Mais malheureusement, ceci n'était qu'un rêve, un fantasme éveillé, qui errai dans mon sommeil, dans ma conscience, libre...Mais qui malheureusement, jamais ne pourrait se réaliser, car irréel...
Avec un soupir nettement exagéré, tant je soufrais d'être humaine, normale, à la banalité effrayante, je regagnai avec lenteur mon lit à baldaquin composé d'une moustiquaire blanche avant de m'y écrouler, soucieuse.
Par la fenêtre encore ouverte s'échappaient d'étranges bruits de la nuit, tels des battements d'ailes, infimes mais magnifiques, de chauves-souris, hululements de hiboux...
Je réfléchissais, perdue dans mes pensées, m'évadant dans la contemplation des étranges reflets de satin du rideau de gaze qui s'étendait au dessus de ma tête.
Je ne sus pas combien de temps je restais comme cela, à rêver d'autres mondes, mais je sais par contre que, quand je me réveillais, si du moins, je m'étais endormie, la pièce était plongée dans la pénombre, la tempête s'était manifestement calmée également.
Me frottant pensivement les yeux, je me mettais en position assise sur la couette aux motifs de notes de musiques. Quelque chose clochait, bien que je ne sache quoi. Pas un bruit ne retentissait, un calme pesant, un silence dérangeant régnait, m'étouffant...
Bizarrement, je me sentais légère, et j'avais l'impression qu'au moindre pas que je ferais, je m'envolerais, tel un ange, prince des airs...Je me ressaisis. C'était impossible, voyons, autant se raisonner !
Une soudaine soif me brûlant la gorge, je me levais avec la vague idée en tête de me rendre à la cuisine boire un verre d'eau. Je m'étirais et me levais, faisant grincer les ressors du lit, avant de sortir de ma chambre, tout en réfléchissant intensément...
Le couloir était très sombre, et étrangement, alors que le noir ne m'avait jamais fait peur, ni ne me gênait, une sensation de frayeur intense m'envahit, et ce, pour une raison inconnue. Brusquement, j'étais apeurée, oppressée. Les yeux exorbités de terreur, j'accélérai la cadence de mon pas, fredonnant à mi-voix en même temps les paroles d'une chanson pour me donner courage.

- Sparkling angel, couldn't see your dark intentions, murmurais-je, la voix tremblante, alors que je frissonnais, terrifiée.

Derrière moi, un froissement suspect qui n'avait pas lieu d'être retentit, me glaçant le sang. Une sueur froide, comme électrique parcourut mon dos, cependant que je me mettais à courir vers la cuisine qui me paraissait être mon seul salut, mon échappatoire...
Enfin, sortie solitaire, légèrement floue, entrée qui certainement me sauverait, la porte fermée de la cuisine m'apparut. J'espérais de tout mon être qu'elle n'était pas fermée à clé et augmentai encore l'allure, brusquement pressée. Enfin, les bouts de mes doigts moites heurtèrent sa surface lisse et glissèrent vers la clenche. J'appuyai dessus, ne jetant pas un regard derrière moi, mais celle-ci resta hermétiquement fermée. Haletante, je tournais fiévreusement la clé dans sa serrure. Un « clic !» satisfaisant retentit alors et je poussai le battant, effrayée...quand une chose glacée, même à travers l'épais tissu de mon pyjama, se posa sur mon épaule. Je hurlai de terreur avant de me précipiter dans la pièce et de poser ma paume frémissante sur l'interrupteur. Une lumière crue inonda alors l'endroit, me faisant à demi fermer mes yeux endoloris par tant de clarté si brusquement.
Alors, je me retournais. J'ouvrais la bouche pour crier, mais le son resta coincé dans ma gorge.
Devant moi, un être à la peau d'une pâleur fantomatique se tenait négligemment, un sourire aux lèvres. Des cheveux d'un brun magnifique, légèrement en bataille, encadraient son visage rieur, aux traits fins, innocents comme gravés dans la pierre. Il était vêtu d'une sorte de longue et ample tunique d'une blanche pureté. Je restai de marbre devant tant de magnificence mais aussi, par cette apparition si soudaine.

- Bonjour, ou plutôt bonsoir..., fit-il alors, d'une voix de velours aux intonations teintées d'amusement.

Je continuais à le fixer bêtement, incapable d'un autre geste. Il ressemblait tant à mon père, qui se battait alors en Angleterre où une sanglante guerre faisait rage ! Tant les similitudes entres ces traits et ceux de celui qui m'avait mis au monde me troublèrent, je me mis à pleurer, des larmes noyant mes yeux pleins de terreur.
L'apparition, devenue flou à cause de mes yeux rougis et mouillés, s'avança manifestement vers moi, timidement.
Cependant que je sanglotais, seule, ne prenant pas compte de la réalité qui m'entourait, une main douce et froide se posa sur ma joue, la caressa, s'y attarda. Je levais alors le regard vers lui. Le visage soucieux, il m'observait attentivement. Je pris alors conscience qu'une paire...d'ailes blanches, duveteuses, étranges, pointaient de son dos plutôt large.
Je me rendis alors compte que celui qui me faisait face était...un ange...L'ange de mon père...Car cela ne pouvait signifier qu'une chose...Il avait rejoint l'autre coté du miroir...

-Papa ? Demandais-je alors, pas tout à fait certaine de mes dires.

Il acquiesça doucement de la tête, alors que je luttais contre le vertige qui me prenait. J'étais sur le point de m'évanouir. Il chuchota alors :

-Je ne puis rester longtemps, ma chérie, je suis juste venue te dire au revoir. Sache que je t'aime et que je veillerais sur toi, ainsi que ta mère.

Il me regarda encore avec tendresse, me sourit, et passa sa main dans mes cheveux, avant de s'éloigner dans le couloir. Je l'entendis ouvrir la porte de l'entrée, normalement fermée à clé...avant de probablement disparaître par celle-ci. Je voulu le suivre, mais mes pieds refusèrent de me porter jusque là-bas. Pétrifiée, je manquais d'air, était en train de m'asphyxier...
Papa, mort... Impossible...
Alors, je tombais à terre, évanouie, incapable de plus en supporter...
Quand je m'éveillais, j'étais allongée dans mon lit, comme si je ne l'avais jamais quittée.
Je me frottais les yeux. Ce rêve... Il avait l'air si... réel ! Mais il n'était qu'un rêve...
Affligée par cette nouvelle tout de même dure à surmonter, bien qu'irréelle, je me levais.
Sur ma table de chevet, un objet brillant attira mon regard. Une carte. Tiens bizarre, je ne me souvenais pas avoir eue une carte d'un quelconque ami, récemment...
Je la pris et louchais sur l'ange représenté sur un verseau de celle-ci. « Tu seras toujours gravé dans mon c½ur » était noté en cursives à l'encre bleue, en dessous du dessin. Me posant de nombreuses questions, je la reposais, avant de descendre l'escalier pour aller rejoindre ma mère dans la cuisine, qui, bien que je ne le sache point encore, pleurait mon défunt père...

De puis ce jour, chaque nuit, mes songes m'ont portés vers les cieux, et j'ai pu revoir mon père, cet ange au visage empreint de douceur... »


J'aime l'onirisme qui se dégage de tes mots. Merci,
________________________________________________________________________Malédiction des Loups.

# Posté le lundi 26 octobre 2009 13:08

Modifié le lundi 26 octobre 2009 13:19

Somewhere On The Earth

Somewhere On The Earth

Une goutte d'eau tombe sur le pavé. Je meurs. Je suis allongée et j'attends que quelqu'un vienne me sauver. Un goût âpre dans ma bouche. J'entends les violons du Paradis. Ils sont à quelques mètres de moi. Les ailes des Anges me prennent et me font m'envoler. Je sais bien que les anges existent. La froideur de leurs ailes m'étonne. Un jour, peut être, je pourrais leur parler et leur demander pourquoi je suis morte. Je n'ai encore rien connu de la vie. Ni l'amour, ni le bonheur. Juste la solitude et ce goût de la Mort dans ma bouche. Je crois que je suis née pour mourir et me faire oublier des autres. La mort est tellement simple, tellement lâche. La vie est tellement noire. La mort est dorée, elle a des reflets rouges. Rouge pourpre, comme la robe des Anges. Ils sont tellement beaux. Les tambours ouvrent la porte de cet endroit magnifique. Les tambours sonnent. Ils sonnent, toujours plus fort. La mort est là, mon sang se refroidit. Ils m'ont dit : ''quand nous mourrons, on voit toute sa vie défiler devant ses yeux''. Je ne l'ai pas vue, comme si je n'avais jamais existé. Comme si personne n'a pleuré à cause de moi. Je crois que ces gouttes d'eau qui tombent sur le pavé sont des larmes, les larmes de ce jeune homme que j'ai aimé et qui m'a trahi. Il connait mon histoire. Il sait que mes parents sont morts dans un accident de voiture il y a quelques mois et que depuis je ne suis plus qu'une larve, je n'ai plus rien : plus de sentiments, plus de mots, plus de gouts, plus d'odorat. Je suis vide de tout les sentiments qui font un Humain. Je me suis enfoncée dans les Abîmes de la solitude et je ne compte pas en sortir de ci-tôt.

Peut être que ça n'est qu'un mauvais rêve. Mais pourquoi est ce que je rêve de ma mort ? Je rêve de mourir, je le sais. Je sombre pour l'Éternité dans un songe existentiel où je serais heureuse avec celui que j'aime.
J'entends des cri, ceux des personnes qui m'aimait. Je ne les aime plus, ils me font pitié. Une alarme. Quelqu'un ouvre mon chemisier, me fait un massage cardiaque. Il appuie trop fort. C'est celui que j'aime, mon c½ur repart. Je respire, les ailes des Anges disparaissent, la porte du Paradis se referme. Les roulements de tambour s'éloignent. Je revis. Mon sang se réchauffe. Mon sourire se tarit, je souriais de ma mort. Je pleure pour ma vie à présent.

J'entends continuellement maintenant, ce son que j'ai entendu quand je croyais partir pour toujours. Je suis partie. Mon Âme est partie, je me suis trop battue pour ceux que j'aimais. Eux, jamais ils ne m'ont soutenue. Ils ne m'ont jamais aimée. Ils ne connaîtront jamais cette haine que j'éprouve envers eux. Ils ne savent pas ... ils ne savent pas que la vie n'est pas un jeu. Le jeu est la vie. La vie n'est rien à côté de ce qu'il nous attend. La vie ne sait rien. Rien. Elle ne sait rien du Destin.

Je rêve de rester pour toujours à tes côtés et oublier tout ce que tu m'a fait. Ce n'est pas ta faute, c'est la mienne. Tu ne pouvais pas deviner.

Ma mort est ma délivrance.

J'entends de nouveau ces violons. Violons du Paradis. Les mêmes tambours, à côté de moi des gens s'activent, un courant électrique me parcoure, j'ouvre les yeux. Je le vois, il pleure. J'ouvre la bouche, il s'approche de moi et je lui chuchote « Je t'aime » dans l'oreille ...
C'est ma fin, la porte du Paradis vient de se fermer derrière moi.





Je n'ai qu'un mot à dire : magnifique. Merci à Somewhere On The Earth.

# Posté le lundi 26 octobre 2009 13:37

Why Not 15ans

Why Not 15ans
Je ne l'aime pas.

Je ne l'aime pas ?

Je l'aime comme on aime une fleur ; On l'admire, on la sent, on s'amuse avec.... mais jamais on ne la cueille.
Pas comme un gamin insouciant de tout futur.
Car, une fois cueillie, elle perd tout son charme, on est plus bien avec elle.... elle devient encombrante.
Et puis finalement, après s'être amusé, on la jette.
Car on ne recolle pas les fleurs.

Je suis bien avec elle. On discute, on rit, on s'invente... elle est plutôt jolie, sa taille, ses forme, ses yeux, son sourire... jamais dans l'excès.
Et c'est là, entre deux bouffées de son enivrant parfum, que sort ce qui ressemble bien à une épine...

"Tu m'aimes juste amicalement ou autrement ?
J'ai besoin de savoir... si c'est de l'amour ou de l'amitié..."

L'Amour... quel joli mot... il veut tout dire et rien dire à la fois....
Le désir ? L'amitié ?
D'autres déclinaisons...
Le grand Amour ? L'amourette ?
Ça n'existe pas...

Alors on bafouille, on ne répond que par verre à moitié vide ou à moitié plein, on s'énerve... et finalement, on dit qu'on oublie.
Alors d'accord, on oublie, on coupe l'épine.

Mais quand on caresse, une fois encore, la fine tige humide de rosée, on sent comme une bosse, un monticule, un cassis qui nous crispe les doigts à chaque passage...
La base de l'épine est restée... et, derrière chaque éclat de rire, chaque parole réconfortante, on la sent... Elle qui ne s'efface jamais.

Non ! Je ne l'aime pas !
Non ? Je ne l'aime pas ?


J'aime la poésie du texte, la comparaison de l'amour à la fleur. Très bien trouvé. Merci àWhy Not 15ans.

# Posté le lundi 26 octobre 2009 14:17

Modifié le mardi 27 octobre 2009 04:32

This Feelings Wave

This Feelings Wave
Tic tac tic tac



Douce harmonie des cliquetis, retentissement alarmant. Il refait des siennes: métronome enclenché et fantômes ressassés. Ce bien qui fait mal rouvre le bal. Il a fallu que je me plonge dans le bleu de ses yeux. Mouvements saccadés mettant fin au couplet. Refrain freinant mon entrain. Envoyer valser avec ardeur ce menteur. Oser braver la mer et défier cette vague austère, alors que dans son costume de plume, il vient dérober cette pièce déjà brisée. Le regard blafard, les chiffres se perdent dans ma tête.


---------1------------------------------------------4-------------------------------8
--------------------------------------------12
-----------------------2--------------------------------------6----------5
--------3----------------------------7
-------------9---------------------------------------------------------------14--------------------10
------------------------------------------------------11


Rien ne sert de chercher midi à quatorze heure pour comprendre le mécanisme du c½ur. Raz-de-marée d'une folie raisonnée. Marge de décalage: we believe but they believe. Fine machine, bombe à retardement. Le cadran marque le temps. Les aiguilles défilent. Les minutes vagabondent pendant que chevauche l'ombre. A minuit, les secondes trottent et les soubresauts galopent. Malgré ces chaînes que l'on se traine on exécute ce grand écart. Tomber de cheval. Mais devoir se relever après. Et réessayer.



«On court toujours après le temps, mais finalement il nous glisse à chaque fois entre les doigts.»


Sûrement mon coup de coeur parmi tous les jolis textes de ton blog. Merci, _________________

# Posté le mardi 27 octobre 2009 04:51

World Words 43

World Words 43

"Amour est un bien grand maux."


Merci pour cette jolie citation, au jeu de mot si vrai.

# Posté le mardi 27 octobre 2009 10:31

Mots pour maux. Par moi.

Mots pour maux.    Par moi.

Elle était là. Face à moi. Sans pitié, sans compassion. Elle obsédait mes yeux, troublait mon esprit, serrait mon myocarde déjà trop écorché. Elle était posée nonchalamment sur mon bureau, sur le tas de feuilles que j'avais remplis de mots. Des mots pour l'exorcisme de mes maux. Elle ne demandait rien à personne, elle se fichait de tout. Le mal, le bien, elle ne connaissait pas. Mais elle est était plus apte à faire le mal. Elle était abimée et souillée. La couleur rouge écarlate cachait sa couleur initiale. Elle était là. Face à moi. Cette lame. Celle qui depuis des mois m'aidait sans le faire vraiment. Celle qui depuis des mois faisait mal à mes proches. Bien plus qu'à moi. Cette lame qui avait été la motivation de mes nuits blanches colorées par le rouge. Cette lame qui avait été la pseudo solution à mes tourments.

Son image provoquait en moi une frénésie incontrôlable. Il fallait que je m'empare d'elle. Il fallait que je la tienne, que je la fasse mienne. Qu'elle ait son emprise sur moi, qu'elle ait le dessus sur mon esprit, qu'elle souille ce corps. Ce corps destitué d'âme depuis déjà trop de temps. Je la tenais dans ma main, à présent. Elle était si fine, si légère, et pourtant, elle portait tout mon poids. Tout le poids de mes tristes années, de mes blessures. Elle portait les marques de toutes ces coupures sur mon bras. Elle contenait tous mes secrets. Elle était la clef de cet enfer dans lequel je m'enfonçais un peu plus chaque jour. Un enfer qui m'apporterait un jour le paradis. La délivrance. Le secours.

Doucement, je la fais glisser sur ma peau déjà bien trop usée. Une fois. Deux fois. Trois fois. Puis la douleur aigue, criarde, mais si apaisante. Toute ma haine se trouve en ce point précis, en cette douleur lancinante et brûlante qui reflète mes pires maux. Ecorchée vive. Au sens propre du terme. Témoignage de mes espoirs ligaturés. De mes joies circoncises. De mon bonheur calciné. De ce souvenir trop présent qui me hante et qui m'ôte la vie. Chaque souffle est un supplice. Mon c½ur se démantèle. Chaque jour en plus le resserre. J'attends l'implosion. Celle qui me conduirait à ses côtés.

La porte s'ouvre. Elle entre. Elle se pose à côté de moi, m'observe. S'empare de ma lame. Me la confisque, une nouvelle fois. Tout en sachant que je recommencerais. Elle s'en va, dans son mutisme d'impuissance, les yeux dans le vide, les bras ballants. Elle claque la porte, preuve de son affliction. Mes larmes perlent le long de mes joues creuses. Je lui fais mal. Tous les jours. Je la désillusionne. Je la désarme, lui ôte tout le pouvoir qu'une mère peut avoir sur son enfant. Je la blesse. Je la contamine de mes blessures. Je lui transmets mon vague à l'âme. Je me hais. Toujours plus au fil du temps. Parce que je la détruis en même temps que moi.

Je ne supporte plus ce fardeau que je traîne. Je ne supporte plus de la voir partir avec moi. Je ne supporte plus le poids des jours. Je hais. Le soleil, les nuages, les miroirs, les éclats de rire. Tout. Je marche frénétiquement. Sans bruit. Je vais dans la salle de bain. Je ferme la porte à clef derrière moi. J'ouvre les robinets, fait couler de l'eau bien chaude dans la baignoire. Je sais que la chaleur apaise. Anesthésie. J'enlève mes vêtements trop grands. Je dépose une lame toute neuve sur l'email du bain. La lame. Celle que j'ai choisie avec précaution depuis longtemps. Celle que j'ai prévue. Fine et aiguisée, légère et tranchante. Je plonge mes jambes dans l'eau brûlante. Je m'assois. Je fais défiler une dernière fois ton souvenir, écoute une dernière fois ta mélodie. Puis j'entame ma destruction. Les bras tendus. Avec motivation et détermination. La lame se fait faucheuse. L'eau si claire devient écarlate. J'attends que mes veines se vident, en silence, sereine. Je n'ai pas mal. Mon myocarde sait que tout va aller pour le mieux. Je fixe le plafond. Un voile se dépose sur mes yeux. Ma respiration se saccade. Je souris. La délivrance.

One shot également présent sur mon blog Ames-Entremelees.

# Posté le mardi 27 octobre 2009 10:53